Clarisse SEGUIN

Après un master de biologie, Clarisse rejoint l’association d’abord comme service civique, puis en tant que membre du Conseil d’Administration. Elle compte d’ailleurs parmi celles qui ont participé à l’élaboration du projet «  l’Odyssée de la Goutte d’Eau » .

Une enfance à la campagne, des vacances au bord de mer au goût de la liberté, c’est près de la nature qu’elle fait ses premiers pas. Le bonheur d’affronter la houle, les rires sur le sable en famille marquent les premières années de vie. Fascinée par les cétacés, elle rêve depuis toujours d’un métier les pieds dans l’eau au contact des baleines. Plus largement, c’est son amour pour les animaux qui la conduit rapidement à s’intéresser à la faune et la flore qui l’entoure et aux enjeux contemporains qui y sont rattachés.

 

Appartenant à une génération qui vit de plein fouet les conséquences du dérèglement climatique, Clarisse prend conscience assez jeune des dégâts causés par l’être humain lorsqu’elle marche en pleine nature.

Ce qu’elle souligne, c’est le constat frappant de paysages marqués par la pollution, la sécheresse, des glaciers qui perdent leurs manteaux blancs et des cours d’eau jonchés de plastiques.

Observer d’abord, pour comprendre ensuite les causes et les conséquences de ces modifications planétaires. C’est le chemin qu’elle a emprunté en consacrant une partie de sa vie à la compréhension du vivant et de sa destruction, à travers des études de biologie, puis d’écotoxicologie pour ensuite entamer une thèse sur la contamination des eaux par la pollution métallique. Un sujet, qui plus est, à l’origine de la démarche du projet de l’Odyssée de la Goutte d’Eau, qui met en lumière la rivière comme entrée principale des polluants se déversant dans la mer.

Observer d’abord, pour comprendre ensuite les causes et les conséquences de ces modifications planétaires. C’est le chemin qu’elle a emprunté en consacrant une partie de sa vie à la compréhension du vivant et de sa destruction.

Les éco-gestes rythment son quotidien pour agir à sa propre échelle ; privilégier les transports doux, réduire considérablement la viande de son alimentation, trier sans condition malgré les difficultés urbaines.

Clarisse reconnaît l’importance d’une responsabilité individuelle partagée par chacun, mais ne néglige pas celle du collectif. Elle regrette d’ailleurs l’indifférence frappante des institutions, des gouvernements qui ferment les yeux face aux effets dramatiques du dérèglement climatique.

Lorsque Clarisse intègre l’équipe Women for Sea en 2021, l’approche au féminin et les valeurs basées sur l’inclusivité et la sororité de Women for Sea ne sont pas encore abouties. D’abord portée par le besoin de créer un monde plus durable et respectueux du vivant, elle réalise par la suite que pour être atteint, il se doit d’être aussi paritaire.

Elle affirme la nécessité d’une mixité pour un monde meilleur, qu’il est essentiel dé décloisonner les luttes et travailler aux côtés des hommes pour agir en faveur de l’égalité.

Clarisse et Bertille à la première édition de l'Odyssée de la Goutte d'Eau en 2021 !

Aujourd’hui, insuffler une conscience collective pour encourager l’engagement des citoyennes et citoyens est une priorité qui selon elle, se doit d’être partagée par toutes et tous ; « si je pouvais, je ferai en sorte de propulser la voix de la protection de l’environnement pour que tout le monde l’entende ».

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Un portrait rédigé par Marion Delahaye, en service civique chez Women for Sea